2012 DES ENJEUX D’IMPORTANCE

Voilà une nouvelle année qui commence et qui sera marquée par des enjeux d’importance pour notre pays, que sont les élections présidentielles et législatives. Les salariés doivent mesurer le danger de voir le front national arrivé au pouvoir et lutter contre la réélection de Nicolas Sarkozy. Mais avant d’aborder l’année 2012, faisons un bref tour d’horizon de ce qu’a été l’année 2011.


L’année qui vient de s’écouler a été riche d’évènements tant économiques, que sociaux ou envi-ronnementaux.

A ce sujet, nous reviennent les images du séisme qui s’est produit au Japon au mois de mars, déclenchant un tsunami, tuant 20000 personnes, endommageant les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima et provoquant une catastrophe écologique.

Cet accident nu-cléaire classé au plus haut degré de gravité, contamina les habitants, le bétail, la terre, les cul-tures, les eaux.

Aujourd’hui, déjà pneumonies, leucémies, problèmes hormonaux se multiplient chez les 2 millions d’habitants de la région sinistrée.

Au-delà du malheur que vivent les japonais, cet accident a relancé le débat sur le nucléaire et les risques qu’il représente si les conditions de son exploitation ne sont pas optimales.

Or, malheureusement, nombreux sont ceux qui dénoncent, et parmi eux la CGT, le recours abusif à la sous-traitance, notamment pour la sécurité et la maintenance des centrales nucléaires.


Toujours pour les mêmes raisons, celles du profit, des pans entiers d’activité sont externa-lisés, et les salariés de la Source Perrier en ont suffisamment payé les frais.


 Un personnel qualifié, payé à sa juste valeur, avec des conditions de travail organisées et respectueuses de la légalité, sont gages de sécurité et de santé publique en ce qui concerne le nucléaire.

Un ouvrier d’une entreprise sous-traitante a perdu la vie à Marcoule cet automne dans un accident  qui aurait sans nul doute pu être évité.

Des militants de Greenpeace se sont introduits et se sont cachés dans plusieurs sites nucléaires pour justement dénoncer et prouver les manquements à la sécurité.


L’année 2011 a vu aussi naître des collectifs contre l’exploitation du gaz de schiste.

Des permis de prospection ont été accordés en catimini par le gouvernement à des multinationales comme Total et des grands groupes américains et ce malgré le grenelle de l’environnement.

Notre région est particulièrement touchée avec le permis d’exploration dit de Montélimar.

Nous avons alerté la direction quant à l’impact sur nos nappes d’eau minérale et avons reçu l’assurance qu’au plus haut niveau de Nestlé Waters, 2 ministres du gouvernement avaient été interpellés et que la vigilance s’imposait. L’affaire n’est pas finie, à suivre…


Prendre en compte les besoins environnementaux est nécessaire pour éviter et résoudre les pro-blèmes de santé publique.

La transformation des systèmes productifs pour le bien des êtres hu-mains et de la nature en général, investir dans les services publics du transport, de l’énergie, du logement et bien d’autres, relancerait l’économie, serait créateur d’emplois et améliorerait consi-dérablement les conditions de vie.

Il y a un an, sonnait en Tunisie une révolte légitime après qu’un jeune se soit immolé par le feu, parce que malgré ces diplômes il vivait dans une insupportable précarité.

D’autres pays ont suivi ce mouvement, ce qu’on a appelé le printemps arabe.

Des semaines, des mois de manifestations violentes entraînant de trop nombreuses morts, pour faire chuter des dictatures présentes depuis des décennies et dénoncer une situation de très grande pauvreté et une jeunesse sans avenir.

Cette révolution n’a pas signé la fin d’une ère, et la route sera longue avant que ces pays  retrouvent une situation politique, économique et sociale stabilisée.

Certains de ces pays ont vu pour la première fois en 2011 des élections démocratiques. Les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur des espérances de ceux qui avaient manifesté.

Mais souhaitons à ces peuples que souffle un jour le vent de la liberté, pour laquelle beaucoup ont perdu la vie, souffrant trop longtemps de colonisations, de dictatures, d’extrémismes religieux et de guerre dont ils ne sont que les innocentes victimes.

Des dictatures sont tombées cette année : Qu’ils s’appellent Ben Ali, Moubarak, Kadhafi, nous ne les pleurons pas car trop de sang ils ont fait couler, mais nous ne nous réjouissons pas des images de lynchage que les télévisions du monde  ont montrées.

La révolution de ces peuples leur appartient, et nous serons toujours aux côtés de ceux qui souffrent et se battent pour un monde plus juste, pour la liberté, pour l’égalité et la fraternité.

Après les fortes mobilisations de 2010 contre la réforme des retraites, il est difficile de rebondir syndicalement, alors même que les attaques antisociales prolifèrent. Seules les actions unitaires des syndicats parviennent à mobiliser nationalement.

La riposte forte et unitaire à laquelle la CGT a appelé pour lutter contre les mesures d’austérité, n’a pas eu d’échos chez les autres syndicats.

Mis à part les secteurs et les entreprises où les salariés étaient confrontés à des fermetures ou des pertes d’emploi, et nous pensons à nos camarades de Gémenos qui se battent formidablement et sans relâche, contre Unilever pour que la marque Eléphant reste en Provence, les mouvements sociaux nationaux étaient en baisse en 2011.

Nous regrettons que certains syndicats freinent ces mobilisations, car ça n’incite pas les gens à prendre leur destin en main.

Pourtant les attaques ne manquent pas de la part d’un gouvernement et d’un patronat qui se servent de la crise pour nous plonger tous les jours davantage dans la misère, la précarité, la flexibilité, la détresse et le désespoir.

Le président Sarkozy a plaidé dernièrement le « produire français ». Mais il ne leurre pas les ouvriers de ce pays, qui sont confrontés tous les jours à des mesures ultralibérales et anti sociales afin d’être toujours plus compétitifs par rapport à d’autres pays.

Plus compétitifs, c’est nous imposer l’allongement du temps de travail, la baisse des salaires et des niveaux de protection sociale ; C’est le nivellement par le bas !
Plus compétitifs, c’est plus d’argent dans les poches des actionnaires !


La crise financière a éclaté en Europe, touchant un à un tous les pays de l’union européenne, avec des conséquences tragiques pour le peuple grec.

Les européens ont découvert ces fa-meuses agences de notation, créées par de grandes entreprises, pour dicter les lois du marché et favoriser la spéculation au détriment des femmes et des hommes.
Nous le répétons, ces agences de notation n’ont aucune légitimité ! Qui les a élues ?


Le triple A est un sésame qui permet aux pays d’emprunter à plus bas coût sur les marchés financiers. Le perdre entraîne une hausse des taux d’intérêt aux pays, pour financer leur dette.

C’est une spirale infernale, et au bout du bout c’est le pauvre citoyen qui subit ! Plus le pays est endetté, plus les taux sont élevés, plus les gouvernements prennent des mesures antisociales : baisse des salaires, suppression de fonctionnaires entraînant la dégradation des services publics, déremboursement des frais de santé, hausse de TVA…

Mais toutes ces dégradations ne favorisent pas le retour à la croissance. Pour exemple, la dette publique de la Grèce était de 120 % du PIB à la veille du premier plan d’austérité, elle est maintenant à plus de 160 %.


Nous le répétons : dans les entreprises nous subissons les décisions politiques nationales et internationales.
Mi janvier, François Baroin, ministre de l’économie a annoncé que la France avait perdu son triple A, mais que ce n’était pas une catastrophe, car a-t-il ajouté, ce ne sont pas les agences de notation qui dictent la politique de la France.

De qui se moque t-on ? N’est ce pas au nom du triple A, que le gouvernement nous a infligé la casse du système de retraite, du système de santé, 2 plans d’austérité depuis l’été dernier.

Le gouvernement, le président Sarkozy et le MEDEF se servent de la crise économique, qu’eux et leurs amis ont créée, pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démentellement des services publics.

Une taxe a été créée pour faire appel à la justice. 35 € pour qu’un salarié exploité puisse saisir les prud’hommes ou une autre juridiction pour faire valoir ses droits.

On continue à supprimer des postes dans l’éducation nationale.

L’accès aux soins devient un parcours du combattant, la loi Bachelot favorisant la recherche de rentabilité optimale, ce qui induit une sélection des patients ou des pathologies alors même que la mission de service public impose la prise en charge de tous les patients.

A l’hôpital on ne soigne plus des malades, on gère un budget !
En 2005, la majorité des français a voté non au référendum sur la constitution européenne.

Parce qu’ils refusaient l’Europe économique au profit d’une Europe sociale.

Les traités européens, notamment le traité de Lisbonne, ont détourné le résultat de ce référendum.

A travers le pacte Euro +, ce que nous craignions en 2005 est maintenant explicite : Réduire les dépenses sociales et publiques, pousser aux baisses de rémunération pour les aligner sur les salaires les plus bas d’Europe, voire dans le monde, précariser et flexibiliser le travail.

Au nom de la compétitivité, au nom de la baisse des coûts du travail, Mr Sarkozy propose l’abaissement des salaires et de la protection sociale, une nouvelle augmentation de la TVA déguisée derrière une TVA sociale ! Elle sera antisociale, car elle supprimera une partie des cotisations patronales qui servent à la solidarité, et augmentera le plus injuste des impôts qu’il soit.

Encore un cadeau aux patrons ! Il est grand temps que Mr Sarkozy, candidat en 2007 du pouvoir d’achat, celui là même qui prétendait pouvoir baisser le taux de chômage, quitte la présidence française.

Il aura été le président des grands patrons, le président de la finance. En 5 ans, la France a vu son nombre de chômeurs augmenter, sa population s’enfoncer un peu plus dans la pauvreté et la précarité.

De nombreuses familles ne peuvent ni se nourrir correctement, ni se loger dignement, ni se soigner convenablement.

Le nombre de travailleurs pauvres ne cesse de s’alourdir.


L’insécurité, et notamment les vols continuent de progresser, malgré un discours flirtant avec l’extrême droite.

La présidence française de ces 5 dernières années a été une dégradation des conditions de vie et il est grand temps de tourner la page.
Mais attention, le danger guette !


 Le front national a su adapter son image, son discours, pour séduire les ouvriers qui ne croient plus à grand-chose, les retraités sensibles aux messages d’insécurité, et les gens qui souffrent.

Mais ne nous y trompons pas ! Toujours prêts à réagir à chaud sur des faits divers qui suscitent une grande émotion dans la population et surfer sur les peurs.

Mais ce n’est pas un programme ! Le retour au franc, la fermeture des frontières, la préférence nationale, Marine le Pen affiche clai-rement sa haine des autres, et rappelle les heures sombres d’un passé pas si ancien que peu ont connu, mais qu’aucun ne peut ignorer.

Des groupuscules nationalistes identitaires, nazis voient le jour et ne se cachent même plus.

L’extrême droite arrive au pouvoir petit à petit en Europe, comme en Hongrie, et il est de notre devoir de dénoncer et d’expliquer le danger que cela représente pour ne pas que l’histoire se répète.


Les élections qui arrivent dans 3 mois sont importantes.


Nous devons faire partager autour de nous l’importance d’aller voter, pour barrer la route à l’UMP et au FN dans leurs projets libéraux.

Il nous faut retrouver une société empreinte de justice sociale et l’espoir en l’avenir.

L’humain doit redevenir la priorité des priorités dans toutes les décisions prises au plus haut niveau et ce jusqu’au parlement européen.


 Il en va de l’avenir d’une société faîte par les hommes et pour les hommes.  



                                    La CGT le 30 janvier 2012

jeudi 02 février 2012 15:45 , dans Derniers Tracts


ORGANISATION P.E.T

Dans le cadre de la restructuration sur la période 2008/2011, la fin de l’organisation, telle que prévue sur les lignes PET, va se mettre en place. Une des conséquences de cette organisation est la disparition de 2 postes de TA sur 4.

Avec la mise en place des spécialistes de production l’effectif global sur le secteur PET sera de 24 salariés au lieu de 18. (14 opérateurs + 4 spécialistes de production + 4 techniciens de maintenance  + 2 REAP). . Il n’en demeure pas moins qu’avec la redistribution des tâches de travail, la CGT et le personnel affirment que la charge laissée par ces deux T.A va augmenter l’activité du personnel de ces lignes.

L’effectif de la ligne 31 était le plus impacté dans cette réorganisation car la rotation ne se faisait plus que sur zone conditionnement. La CGT a obtenu pour la prise en compte de la pénibilité, qu’une rotation plus large soit maintenue pour permettre aux opérateurs de cette ligne d’évoluer aussi en zone sensible.
Comme à chaque fois c’est la réalité du terrain qui parlera.
Toutefois, nul doute que les actions et négociations menées par la CGT, tout au long de cette restructuration, auront permis de maintenir un effectif supérieur à ce que visait Nestlé.

En ce qui concerne la nouvelle organisation du travail, elle est de la responsabilité de la direction et la CGT défendra au quotidien les conditions de travail.
Si on fait, à date, un bilan rapide de cette restructuration, nous pouvons mesurer ce qui a été défendu et préservé.

Il était prévu : 15 repositionnements à la maintenance
   Résultat          0 repositionnement et des titularisations ont été faites.

Il était prévu : 30 repositionnements à la logistique, l’action de la CGT a permis de maintenir l’activité pour tous.

Il était prévu : la disparition des services généraux et l’externalisation de l’activité, nous avons obtenu la création de « brigades » qui permettent aux salariés de ces services de poursuivre une activité similaire.

En ce qui concerne les effectifs sur ligne, la mise en place de groupes de régulation doit permettre d’apporter du renfort aux besoins, qu’ils soient momentanés ou dans la durée.

En ce qui concerne le spécialiste de production, un petit rappel s’impose.

Lors de la négociation sur les classifs/rému, la direction voulait, de manière trouble, intégrer la notion qu’un salarié pourrait être amené à exercer plus de tâches sans vraiment définir son rôle.
La CGT y a immédiatement vu la brèche. La direction souhaitait un personnel «  touche à tout », flexible à souhait et sans reconnaissance salariale.

Nous avions donc stoppé les négociations et demander à la direction de revenir avec la définition d’un poste clair et défini.
C’est ainsi que le spécialiste production a vu le jour. C’est un nouveau métier avec une activité définie et clairement positionnée. Les salariés exerçant ce métier passeront dans la grille technicien.

Pour la CGT, ce poste doit permettre aux salariés d’évoluer avec une reconnaissance au niveau du salaire.
Depuis de nombreuses années, les métiers se sont complexifiés, tant au niveau technique qu’en responsabilité, pour autant, les salaires n’ont pas suivi.

Lors de la réunion d’info/consult du C.E, la CGT a demandé à la direction la tenue d’une réunion paritaire pour déterminer concrètement la mécanique de rémunération entre l’opérateur zone sensible et le spécialiste de production.
La direction répond déjà, à date, que le passage sera rémunéré avec 3 % minimum, pouvant aller jusqu’à 5 % selon la rémunération initiale du salarié.

Lors de cette réunion, la CGT abordera également la rémunération des remplaçants.
Pour la CGT, le fait d’acquérir cette qualification, doit se concrétiser par le 3 % d’augmentation minimum, même si le salarié n’effectue que le remplacement. C’est sur cette base que nous irons discuter en réunion paritaire et où nous exigerons une mécanique de rémunération concrète, loyale et respectueuse. C’est valable pour tous les changements de métier.

A suivre…

La CGT le 26 janvier 2012

jeudi 02 février 2012 15:35 , dans Derniers Tracts


ACCORD PRÉVOYANCE FRAIS DE SANTÉ

Le syndicat CGT présente au personnel, à leur famille, ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année.
Meilleurs vœux de santé et de bonheur, malgré les difficultés que chacun de nous peut rencontrer.
L’année 2012 ne se présente pas sous les meilleurs auspices socialement, mais souhaitons un changement pour enrayer les mesures dramatiques prises par la droite de SARKOZY et FILLON…

Dans les mesures « antisociales » du gouvernement on y trouve toutes formes de rigueur dont cer-taines concernent la santé. Entre le désengagement de la sécurité sociale pour le remboursement de nombreux médicament, les participations forfaitaires lors de consultation, les idées de rigueurs imposées toujours aux plus pauvres ne manquent pas. Il y en a bien d’autres que l’on ne citera pas, la liste étant trop longue.

Dernièrement le président Sarkozy annonçait la mise en place d’un 4ème jour de carence pour les arrêts maladie.
Si certains en doute encore, ce gouvernement est à la botte du Medef qui au travers d’une politique ultralibérale et capitaliste cherche à réduire à néant les acquis sociaux et ainsi mieux exploiter les salariés dans les entreprises.

Il est peut-être pertinent de rappeler que siègent dans les commissions gouvernementales de grands dirigeants représentant les plus importantes multinationales de ce monde.

Le groupe Nestlé s’y retrouve en la personne de Peter BRABECK.

Nous ne le répéterons jamais assez, d’une part le choix politique au moment du vote est crucial pour l’avenir de tous. D’autre part, l’engagement syndical afin de donner les forces nécessaires aux initiatives d’actions des syndicats pour lutter contre les attaques sociales est plus que jamais indispensable pour envisager l’avenir de manière positive.

On ne part pas à la guerre sans avoir connaissance du volume de ses troupes.

Penser que la politique gouvernementale n’aura pas d’effet sur les entreprises c’est comme croire au père noël même si la période s’y prête.
Les conséquences ne se sont pas faites attendre à la source PERRIER.
Après avoir baissé les prestations frais de santé et augmenté leurs cotisations au 1er janvier 2011, c’est sur la prévoyance que le coup est porté pour l’année 2012. Sans accord, dès janvier, c’est le niveau de la branche qui s’applique.

Prétextant un désengagement de l’assureur, et les difficultés à en trouver un autre qui nous assurerait dans les mêmes conditions, la direction a voulu dans un premier temps revoir la répartition des cotisations.
Pour rappel, la direction voulait stopper la prise en charge de la cotisation mutuelle correspondant à 2% du salaire, obtenu en 1995 au moment de l’annualisation du temps de travail à 35h. En début d’année 2011, elle a obtenu gain de cause en appel du jugement en première instance gagnée par la CGT. Jusqu’à présent la direction n’avait pas appliqué ce jugement pour laisser place à la négociation et surtout éviter un conflit social. Mais ce dossier fait l’objet d’une procédure en cassation.

Nestlé voulait que les montants de cotisation soient réparties 50/50 entre salarié et direction.
Pour la CGT, il était hors de question de revenir sur cette répartition, ce qui aurait eu pour consé-quence une perte de salaire. La répartition restera donc 85% part employeur, 15% part salarié. En ce qui concerne les augmentations futures, elles se répartiront de la façon suivante : 70% part employeur / 30% part salarié.

Cette décision n’étant pas en mesure de donner suffisamment de garanties à l’assureur, la direction a voulu intégrer de la carence. Pour elle, l’absentéisme maladie doit encore baisser, même si elle reconnait des résultats encourageants, et cette notion de carence doit permettre d’y parvenir.

Pour la CGT, il est inacceptable de pénaliser financièrement des personnes qui ont déjà des soucis de santé. Voulant intégrer la perte d’indemnisation dès le premier arrêt, puis au fur et à mesure des discussions de manière progressive : 1 jour dès le 1er arrêt
                           2 jours au second
                           3 jours dès le 3ème arrêt

Les discussions ont été longues, pour aboutir finalement à ce que la carence s’applique à partir du 4ème arrêt durant le cycle d’une année civile.
En cas d’arrêts répétés liés à une pathologie lourde, la CGT a fait s’engager la direction à étudier chaque cas.

Pour la CGT, ça ne va pas dans le bon sens, mais il était inimaginable de l’échanger contre la remise en cause de la répartition des cotisations qui aurait fait perdre du salaire et donc du pouvoir d’achat à tous les salariés.

L’accord maintient la prise en charge des retraités qui souhaitent bien sûr poursuivre leur adhésion.
Avec cet accord, nous sommes arrivés au bout des négociations débutées en 2005, date de la filiali-sation et de la remise en cause de la convention collective.
Cet accord a été présenté au CE du 04/01/12.

La CGT a émis un avis défavorable, compte tenu du fait du recours à la carence. Néanmoins, nous estimons avoir sauvegardé le maximum, par rapport à ce que Nestlé visait : nous ramener au niveau de la branche. C’était oublier la détermination de la CGT soutenue par la majorité du personnel.

Il aura fallu du temps, de l’énergie et de la résistance pour aboutir. Nous pouvons mesurer ici l’importance de pouvoir négocier avec le rapport de force qui est le nôtre à la Source Perrier.

Une fois de plus nous avons éviter le pire que chacun de nous peut mesurer quand on voit autour de nous, aux infos, le nombre de travailleurs isolés ou dans des PME souffrir des mesures antisociales prises par le gouvernement et le patronat.


La CGT le 05 janvier 2012

jeudi 02 février 2012 15:29 , dans Derniers Tracts


Camping

Dans le journal du CE du mois de décembre 2010 et par affichage du 23 février 2011, le comité d'entreprise informait qu'une étude était confiée à un cabinet expert dans le domaine du Tourisme au sujet du camping « Les flamants Roses » au Grau du Roi.

Pour mieux comprendre la raison de cette réflexion un petit historique s'impose.

Contexte de l'acquisition :

Le camping a été acquis en 1981 par le comité d'établissement de la Source Perrier. A cette époque, l'entreprise était en plein essor industriel et l'emploi à Vergèze ne cessait de croitre pour atteindre plus de 3000 salariés sur le site (y compris la VDL).

Investir dans une telle structure devenait une évidence et c'est d'ailleurs ce que faisait tout CE de grande entreprise : permettre aux ouvriers de partir en vacances en famille pour un modeste coût. C'est ainsi que les années qui suivirent ont permis à de nombreuses familles de salariés de Vergèze mais aussi de Vittel et Contrex de se retrouver chaque été pour des vacances à la mer et qui ont fait une partie de l'histoire sociale de Vergèze.

Qu'en a-t-il été au fil du temps ?

L'arrivée de Nestlé, son lot de plans dits sociaux et le départ en masse de salariés a fait que la fréquentation du camping a souffert, comme d'ailleurs l'ensemble des activités festives et collectives du comité.

         C'est aussi, il faut bien le reconnaitre, les modes de vies et de loisirs qui ont changé.

Le monde actuel a conduit les gens à évoluer différemment et à se démarquer des vacances collectives pour choisir leur propre destination de vacances.

ECONOMIQUEMENT

Avec la baisse des effectifs, par les mesures d'âge, ainsi que la filialisation, la subvention versée au CE a considérablement baissé Pour autant, le CE continue de participer pour le personnel en CAA ainsi que les retraités (ce qui est d'ailleurs, pour ces derniers, une volonté et un souhait assumé).

Mais avec une subvention calculée sur la masse salariale d'à peu près 1300 salariés (dont près de 400 en CAA, ce qui diminue également la subvention), c'est plus de 6030 ayants droits qui bénéficient des prestations du CE.

A partir de cette réalité, quel est le constat ?

Aujourd'hui, le camping représente le plus gros poste budgétaire du CE. C'est une structure qui demande un investissement constant et des frais importants pour assurer son fonctionnement annuel.

Tout au long de ces 30 dernières années, le comité a maintenu un prix de location des plus attractifs ; 1 semaine en mobil home =140 € pour 6 personnes. A ce tarif, et avec la faible fréquentation, il en ressort une gestion fortement déséquilibrée. Pour comparaison 1 semaine en camping, le moins cher du Grau du Roi = 500 €.

Pour précision, ce n'est pas le fait de posséder le camping qui coûte, c'est son fonctionnement et son entretien.

D'un point de vue, investissements, entre l'achat initial du camping et ce qu'il vaut aujourd'hui, c'est naturellement une plus value potentielle, mais le capital n'évite pas la dépense annuelle. Le but d'un C.E n'est pas de spéculer mais de proposer des activités sociales pour tous les salariés.

SOCIALEMENT

Ce qui était vrai il y a 30 ans ne l'est plus forcément aujourd'hui.

Le comité constate, malgré le prix attractif, une faible fréquentation du camping depuis plusieurs années. C'est moins de 5 % des ayants droits qui vont au camping.

C'est donc naturellement que les élus s'interrogent sur l'avenir du Camping pour au moins deux raisons.

  • 1) Principalement sa raison économique (coût de fonctionnement et entretien annuel).
  • 2) L'intérêt de l'ensemble des salariés.

Il est de la responsabilité du CE d'assurer une gestion responsable et équitable pour tout le personnel. Les moyens alloués aux prestations proposées aux salariés doivent répondre à l'attente de l'ensemble du personnel.

Suite à ces réflexions, le comité a lancé une étude pour qu'un expert éclaire les élus de manière concrète et professionnelle sur toutes les pistes possibles permettant d'envisager l'avenir du Camping de manière pertinente, tant au niveau social qu'au niveau économique.

Cette étude a été présentée à l'ensemble du conseil syndical et en réunion extraordinaire du comité d'entreprise.

Extrait du rapport :

Une récente étude du Conseil National du Tourisme soulève la problématique portée en propre par des C.E. Elle concerne essentiellement les C.E importants qui ont massivement investi dans la pierre pendant la période des 30 glorieuses. Au début des années 80, on estimait à environ 240 000 lits le parc ainsi créé.

Aujourd'hui ces C.E ne peuvent plus, ou très difficilement, faire face aux très lourds investissements rendus nécessaires par trois natures de travaux :

  • - La simple sauvegarde et/ou la réfection du bâti et du gros œuvre qui interviennent généralement au bout d'une trentaine d'années d'exploitation (toitures, réseaux, huisseries, etc.);
  • - Le coût important de la mise en conformité continuelle des locaux (adaptation aux normes d'accueil pour personne en situation d'handicap, normes électriques, recherche d'amiante ou de plomb, conformité des cuisines, sécurisation des piscines, normes d'accueil pour les enfants, etc.):
  • - L'évolution des attentes de la clientèle qui impose une nette amélioration du confort des logements et la création d'équipements sportifs ou de loisirs indispensables (piscine avec maintenant un centre de remise en forme, terrains de sports spécialisés, création de plusieurs salles d'activités, agencement des espaces extérieurs, etc.).

Cette analyse démontre que la réflexion du comité de la Source Perrier n'est pas isolée, mais s'inscrit dans une situation globale contextuelle.

Ci-dessous la liste des options que l'expert a traitées dans l'étude :

OPTION 1 : vendre le Camping Les flamants Roses

AVANTAGES :

  • Création d'une plus value financière permettant d'assurer une trésorerie utile à la mise en place de nouvelles actions,
  • Supprime le coût annuel d'exploitation de plus de 200.000 € /an venant compléter le capital de la vente
  • Evite les prochains coûts importants de mise en conformité obligatoire
  • Elimine les risques de responsabilités des mandataires sociaux pour une activité devenue de plus en plus à risque
  • Allège la charge de travail habituelle pour la gestion administrative, comptable et quotidienne consacrée à la gestion du site
  • Pas de plus-value à régler car le patrimoine est acquis depuis plus de 20 ans
  • L'ensemble des frais de notaire pour la vente du fond de commerce sont estimés à 90.000 €, géomètres, diagnostics obligatoires et autres frais sont à négocier à la charge de l'acheteur

INCONVENIENTS :

  • - Pénalise les amoureux et habitués de l'espace
  • - Supprime le lien « affectif et historique » avec le patrimoine.

OPTION 2 : louer le Camping à un opérateur en l'état

AVANTAGES :

  • Création d'un loyer annuel versé au CE : permettant d'assurer une trésorerie utile à la mise en place de nouvelles actions.
  • Loyer entre 1.000 et 3.000 € /an/ emplacement selon le mode de partenariat passé : Soit environ 150.000 € /an
  • Supprime le coût annuel d'exploitation de 200.000 € /an
  • Evite les prochains coûts importants à venir de mise en conformité obligatoire
  • Elimine les risques de responsabilités des mandataires sociaux pour une activité devenue de plus en plus à risque
  • Allège partiellement la charge de travail habituelle
  • L'ensemble des frais d'avocat, de notaire, géomètres, diagnostics obligatoires et autres frais sont à négocier à la charge de l'acheteur
  • Donne une plus value au patrimoine
  • La valeur du patrimoine reste au bilan du CE
  • Permet de récupérer le bien à la fin du bail.

 

INCONVENIENTS :

 

  • Le droit du travail est restrictif dans ces opérations, il nécessite la mise en place d'une politique sociale affirmée, car l'objet d'un CE n'est pas de réaliser de la location.
  • Obligation d'intégrer des clauses compensatoires telles que :

L'amélioration significative des actions ASC et Voyage du CE

  • Négociation de tarifs préférentiels auprès de l'opérateur
  • Risque d'impayés et de conflits avec le locataire
  • Perte des repères des habitués

OPTION 3 : Plan de continuation en l'état

AVANTAGES :

 

  • Satisfaction des ayants droits
  • Maintien d'un patrimoine au bilan du Comité d'entreprise
  • Politique tarifaire imbattable
  • Augmentation de la valeur estimée du foncier
  • Pas de travaux importants

 

INCONVENIENTS :

  • Coût annuel en risque d'augmentation en raison des nouvelles législations obligatoires (Diagnostics ERP avant 2015, Contrôles obligatoires de plus en plus nombreux et coûteux)
  • Risques et difficultés de gestion en raison de l'état de certains équipements (installation électrique, barbecues...), juridique...
  • Impact sur le budget du CE non négligeable en vue d'une certaine équité par ayants droit environ 200 €/pers/an.
  • Reculer une décision nécessaire qui sera de plus en plus urgente

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OPTION 4 : Plan de continuation avec une remise à niveau des prestations à une nouvelle clientèle

AVANTAGES :

  • Maintien et valorisation du patrimoine.
  • Satisfaction des ayants droits
  • Probabilité d'équilibrer la gestion du site
  • Amélioration de l'offre aux ayants droits
  • Constitution d'un fond de commerce

 

INCONVENIENTS :

  • Insatisfaction des ayants droits habitués qui vont perdre leurs habitudes
  • Augmentation des tarifs
  • Insatisfaction des ayants droits non consommateurs du camping de voir un investissement lourd consacré à un projet
  • Temps, efforts et coût du montage des dossiers
  • Coût de mise aux normes commerciales important
  • Recherche de financements auprès d'organismes financiers.
  • Endettement du CE
  • Mise en place de procédures et d'équipes entrainant un travail administratif conséquent
  • Risque financier et commercial en cas de non atteinte des objectifs
  • Décalage du fond de roulement

 

OPTION 4 bis : Plan de continuation en partenariat avec ANCAV TT, remise à niveau des prestations et ouverture à une nouvelle clientèle

 

AVANTAGES :

 

  • Maintien et valorisation du patrimoine et satisfaction des ayants droits adeptes du camping les Flamants Roses
  • Pas d'investissement ni de coût de réalisation de l'opération pour le CE de Perrier, les autres partenaires devant en assumer la charge ainsi que les aménagements (points à négocier)
  • Amélioration de l'offre vacances et loisirs aux ayants droits sur le site et dans le cadre d'un partenariat avec ANCAV TT
  • Puissance du réseau de commercialisation de l'ANCAV TT
  • Constitution d'un fond de commerce
  • Maintien Du site dans le réseau de l'économie sociale.
  • Ce montage en partenariat avec ANCAV TT donne aux Organisations Syndicales, aux Comités d'Entreprise, aux Organismes équivalents, et donc aux salariés concernés, la garantie :
  • du droit de propriété du patrimoine,
  • du droit d'utilisation prioritaire,
  • des prérogatives dans la définition des orientations générales liées à la gestion, à la qualité des prestations, à la politique tarifaire pour les ressortissants des collectivités copropriétaires, à l'affectation des résultats de gestion.

 

INCONVENIENTS :

 

  • Insatisfaction des ayants droits habitués qui vont perdre leurs habitudes
  • Augmentation des tarifs
  • Le camping n'est plus votre propriété pleine
  • Insatisfaction des ayants droits non consommateur du camping de voir une priorité donnée à un projet spécifique
  • Temps, efforts pour la négociation des dossiers
  • Risque financier, commercial, juridique en cas de non atteinte des objectifs : Responsabilité indéfinie des associés, formalisme de fonctionnement (décisions collectives).
  • Responsabilité du CE Perrier dans l'exploitation d'une entreprise via sa participation à la SC et l'association.
  • Entente dans la durée avec les autres membres de la S.C ? (Société Civile)

 

OPTION 5 : diviser le camping en 2, remise en état d'une partie conservée, vente de l'autre partie

 

AVANTAGES :

 

  • Maintien de l'offre camping du CE.
  • Satisfaction des ayants droits habitués
  • Réduction partielle des charges de gestion
  • Apport financier de l'opération (vente environ 450.000 € à déduire les coûts de transformation)

 

INCONVENIENTS :

  • Baisse globale de la valeur de la partie restante
  • Nombre d'acheteur restreint pour la 1ère moitié et de ce fait pour la deuxième partie en cas de vente à l'avenir
  • Perte de la piscine ou coût global de construction d'une nouvelle piscine non négligeable
  • Baisse du confort général des ayants droits (bruits, voisins...)
  • Consommation de votre temps pour la réalisation de l'opération de vente du fonds de commerce (notaire, avocat, géomètre, VRD...)
  • Nécessité de réaliser dans tous les cas des travaux d'amélioration sur l'existant
  • Coût annuel d'exploitation maintenu et/ou déduit de manière non proportionnelle
  • Dimension après découpage ne permettant plus un équilibre de gestion en cas d'ouverture au public extérieur
  • La prise en charge des différents travaux et frais par l'acheteur diminue la marge réalisée sur la vente

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Bien sûr le rapport est beaucoup plus étayé que ce que nous présentons dans ce tract. Nous avons sélectionné l'essentiel.

Après analyse et réflexion, le comité retient l'option 1 qui est la vente du camping.

En ce qui concerne l'option 2, le comité ne veut pas prendre le risque d'être exposé aux aléas concernant la location. De plus, cette hypothèse ne va pas dans le sens premier d'un comité, qui a pour but de gérer des activités qui s'adressent essentiellement aux salariés de l'entreprise dont émane le dit comité.

Cette réflexion vaut pour l'option 4 bis. Cette dernière, qui peut avoir l'avantage d'être dans le tourisme social et non marchand, entraine néanmoins une lourde gestion, une obligation de résultats du chiffre d'affaire, de gros investissements.

L'option 4 exige de gros investissements avec ouverture du camping aux extérieurs. Pour le comité, nous réaffirmons que les moyens, comme l'engagement, doivent aller prioritairement, si ce n'est exclusivement, vers les salariés de Perrier.

De plus, quelle que soit l'option où l'ouverture vers les extérieurs est préconisée, il s'agirait tout simplement d'une perte d'identité.

L'option 5, quant à elle n'est que le reflet de l'option 3, mais avec une perte de capital importante.

Cette décision n'est certainement pas la plus facile à prendre, même si elle va dégager des marges financières pour tous les ayants droits du CE. Les élus du comité sont conscients que cela va affecter des salariés actifs ou retraités et d'anciens militants CGT, à l'origine de l'acquisition du patrimoine du comité.

Mais c'est avec lucidité et responsabilité que les élus du comité d'entreprise ainsi que le conseil syndical ont pris cette décision mûrement réfléchie.

Ce qui anime les élus c'est la volonté de répondre aux attentes de l'ensemble des salariés dans le respect le plus pertinent des finances du C.E.

Ceci dit, dans les démarches qui seront entreprises avec les éventuels acquéreurs, nous serons sensibles à celui qui permettra la possibilité de mettre à disposition des emplacements pour les salariés Perrier à prix préférentiels.

Le but étant de permettre à ceux qui le souhaitent de continuer à camper dans ce lieu. D'autre part, le comité s'engage à trouver les solutions adéquates pour ceux qui possèdent un mobil home ou caravane dans leur démarche de vente ou de reprise.

Ce qui est sûr, c'est que dès 2012 le comité sera à même de proposer aux salariés de nouvelles participations.

La volonté est, que dès l'an prochain, chacun d'entre vous puisse partir en vacances !

Nous vous tiendrons informés des pistes étudiées et choisies  

La CGT le 27 juillet 2011

 

vendredi 02 septembre 2011 12:18 , dans Derniers Tracts


CAMPING

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vendredi 29 juillet 2011 08:38 , dans Derniers Tracts


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